Les bases de la photographie

Apprendre les bases de la photographie

Avant Propos

« La photographie ? J’utilise mon téléphone, c’est plus rapide et facile ». Si vous me dites cela – et vous me le dites souvent – je suis assez d’accord. Le paradoxe est que vous me dites aussi « mes photos sont moches, je ne comprends pas ! ». Pour résoudre ce grand mystère, que j’ai rencontré au début de ma pratique – c’est-à-dire il y a une dizaine d’année-, je me suis dit que j’allais vous donner un petit coup de pouce.
Je fais certes partie de cette génération Y, qui a grandie en grande partie en parallèle de la croissance des nouvelles technologies, cependant je ne renie pas les origines et préceptes. Ainsi ma curiosité maladive m’a encouragé à comprendre les principes de la photographie. Aujourd’hui on photographie, on ‘shoot’, on ‘snap’ et souvent sans s’interroger sur la fantastique histoire de la photographie, et parfois sans comprendre son fonctionnement. Alors je souhaitais vous partager le fruit de ma curiosité en vous montrant les grandes lignes de la photographie. Vous verrez, c’est magique !

 

Introduction

De prime abord, je tiens à souligner que mon but ultime – rien que ça – est de ne pas vous assaillir d’informations. L’objectif de cet article est de vulgariser les principes pour les rendre plus accessibles. Nous allons avancer ensemble, main dans la main, pas à pas pour que vous puissiez acquérir les bases sans vous sentir immergé sous le flot des informations, car le trop est l’ennemi du bien. Chacune des parties fera donc l’objet de nouveaux articles. Alors, revenez régulièrement pour en apprendre davantage! N’oubliez pas, la passion s’entretien, elle ne s’acquière pas !

Qu’est-ce que la photographie ?

Comme je viens de vous l’annoncer la photographie est magique, notamment par les effets chimiques et physiques qu’elle comporte.
La photographie au sens étymologique du terme est « l’écriture par la lumière », en effet « photo » provient du grec « lumière » et « graphie » lui aussi du grec signifie écriture. Rien que cela, c’est poétique !

Pour aller plus loin, le ‘snap’ venant de ‘snapshot’ correspond à un instantané, et ‘shoot’ est une métaphore de la mitraille du photographe de mode qui enchaîne les photographies laissant le modèle bouger librement.
Je débute par cette approche, car je considère personnellement que cette signification pourrait se suffire à elle-même. Le but de la photographie est d’employer un composant chimique qui est photosensible – donc sensible à la lumière – comme la pellicule qu’utilisait votre grand-mère jadis afin de retranscrire les signatures lumineuses de l’environnement photographié. En effet, la pellicule comme toute cellule photosensible réagit aux différentes nuances du spectre de la lumière dont la lumière blanche est composée. C’est pourquoi votre cellule photosensible doit impérativement être isolée et confinée dans une boîte noire étanche, et ce à l’image de votre boitier d’appareil photo ou la chambre noire du laboratoire de développement. Ainsi la lumière traversant la lucarne de votre appareil permet la retranscription de l’environnement sur la pellicule.

De manière anecdotique la chlorophylle des épinards peut lui aussi être considérée comme une photographie : c’est l’anthotype. D’autres techniques comme le cyanotype peuvent être employées.
Voici une vidéo du confrère Arnaud Thiry – je ne ferai pas de vidéo à ce sujet, il l’a très bien faite – concernant l’anthotype. Regardez, c’est assez fascinant !

 

L’appareil photo

Construction de l’appareil photo

De quoi est composé un appareil photo ? Les trois éléments essentiels d’un appareil photo sont : la cellule photosensible telle que la pellicule, l’instantanée, ou encore le capteur pour les appareils photo numériques (APN) ; le diaphragme ; l’obturateur.
On peut ajouter un quatrième élément qui n’est pas essentiel mais qui a une utilité prépondérante : l’objectif. Dans le cas d’un sténopé, nous nous n’utiliserons pas d’objectifs, ou du moins l’objectif est réduit à un simple « trou » dans une boîte hermétique et noire. Nous reviendrons sur ces 4 éléments plus tard.

Compact

Le compact est un appareil photo ultra portable. Il est souvent accessible aux plus petites bourses. Sa conception est relativement simple. Son objectif est réduit offrant un zoom optique minimal.

Réflex

Le reflex se démocratise. Il devient de plus en plus accessible. Sa construction est plus complexe que le compact, et contrairement à ce dernier, les objectifs des reflex sont interchangeables. Son capteur de taille largement supérieur implique des conceptions optiques plus poussées. En effet, ce facteur taille implique que plus grand est le capteur, plus l’optique est complexe. C’est en partie – seulement en partie- l’une des raisons du coût plus onéreux. On retrouve trois grandes catégories de reflex : les APS-C, les pleins formats et les moyens formats. Ces désignations tiennent à la taille du capteur. Je les ai citées dans l’ordre croissant.

Hybride

L’hybride – comme son nom l’indique – est un APN qui se trouve à la frontière du compact (par sa taille) et du reflex (par ses objectifs interchangeables). Le capteur de cet appareil est plus grand que celui de la majorité des compact, et dans certains cas peut être celui d’un reflex APS-C. Ce compromis en termes de technologie se répercute sur le prix. Cependant beaucoup de constructeurs ce sont engouffrés dans la brèche en sentant un bon filon. L’hybride correspond certainement davantage à la personnalité de la nouvelle génération : mobilité et qualité.

« argentique »

L’argentique plutôt que d’être un format d’appareil tient son nom de sa particularité : celle d’avoir pour capteur une pellicule. L’argentique provient d’ « argent », l’un des composants chimiques photosensibles. A savoir que les pellicules peuvent être elles aussi de formats variables. D’ailleurs les formats des capteurs numériques sont l’héritage des formats de pellicules (120 pour moyen-format, ou plus couramment 135 pour plein-format, etc.).
Si l’argentique pourrait paraître désuet aux yeux d’une génération, cette pratique revient en force! On peut désormais trouver de magnifiques appareils en occasion. C’est l’opportunité pour débuter la photographie !

 

Conseil de votre photographe : « préférez débuter avec l’argentique ! ».

3 (ou 4) facteurs à prendre en compte

Le capteur

Le premier facteur à prendre en compte en photographie est le capteur. Je dirais qu’il s’agit de l’élément essentiel! Comme nous l’avons vu, sans cellule photosensible, il n’y a pas de photographie. Le capteur peut être de tailles différentes. On le réduit couramment à la quantité de pixel. N’oubliez pas : plus le capteur est grand, plus il capte de lumière et d’informations par pixel !

L’optique

Le deuxième est l’optique. Celui-ci permet de restituer correctement l’image du champ de vision sur le capteur. La qualité de l’optique est importante. Aujourd’hui, certains objectifs de reflex comportent plus d’une dizaine de lentilles concaves et convexes savamment organisées en plusieurs groupes. De plus, les lentilles font l’objet d’un traitement permettant de réduire les aberrations chromatiques et les distorsions.
On retrouve une pléiade d’optiques sur le marché selon la distance focale souhaitée. Chaque distance focale correspond – pour caricaturer – à une capacité à « zoomer ». Cette distance focale exprimée sur les objectifs en « mm » est valable pour un capteur plein format appelé aussi full-frame (24*36) considérée comme valeur de référence. Plus cette valeur est élevée plus le « zoom » est élevé et le champ (ou angle) visuel restreint. La taille du capteur a alors une importance majeure. Plus le capteur est petit, plus la distance focale est grande. Autrement dit, on emploie couramment un multiplicateur de distance focale ou coefficient multiplicateur lorsque le capteur n’est pas plein-format pour connaitre l’impact de la taille du capteur sur la distance focale.
Ne perdez pas de vue que pour une même marque, un objectif ne sera pas systématiquement compatible d’un format de capteur à l’autre.

Le diaphragme

Le diaphragme est un élément circulaire capable de réduire la quantité de lumière atteignant le capteur. En effet, il modifie le diamètre de la fenêtre d’entrée de la lumière extérieure. Le diaphragme est – comme l’obturateur – un outil permettant d’obtenir une exposition correcte de la photographie. Exposer correctement le capteur est certainement la tâche première du photographe – à moins qu’il s’agisse d’un parti pris. De manière caricaturale, il s’agit là d’obtenir une photographie ni « trop sombre » ni « trop claire ».

L’obturateur est le second moyen de réguler la quantité de lumière arrivant jusqu’au capteur. Celui-ci est le plus souvent un double volet qui laisse pénétrer la lumière dans la boite pendant une durée plus ou moins longue. Dans certains cas, le diaphragme peut jouer ce rôle.
Le diaphragme influe le résultat de la photographie. Il influence sur la profondeur de champ, c’est-à-dire la distance sur laquelle la photographie sera nette. Plus l’ouverture du diaphragme est élevée, plus la profondeur de champ sera faible. Autrement dit, la zone de netteté sera réduite.
En outre, le diaphragme est l’auteur du fameux vignettage. Le vignettage est l’assombrissement visible sur les pourtours de la photographie. Sa forme, plus ou moins circulaire, dépend de la forme du diaphragme. Plus le nombre de lamelles, qui composent le diaphragme, est élevé, plus le vignettage sera doux.
L’obturateur quant à lui permettant d’exposer plus ou moins longtemps la cellule photosensible influencera l’effet de mouvement. Plus longtemps le capteur sera exposé à la lumière, plus le risque de flou est élevé. Ainsi, si vous souhaitez figer un mouvement, il faudra augmenter la vitesse dite d’obturation.
Il faut alors trouver un équilibre entre ouverture (diaphragme) et vitesse d’obturation (obturateur) pour que la photographie soit correctement exposée.

 

Et l’appareil ne serait rien sans.. la lumière !

Pensez systématiquement à la luminosité de l’environnement dans lequel vous vous trouvez. Sans lumière, pas de photographies !

 

Voici une première approche vulgarisée de la photographie. Ne vous inquiétez pas si vous avez encore une petite fringale après cette lecture. J’alimenterai le sujet en abordant plus précisément et de manière plus exhaustive les différents points abordés aujourd’hui !
N’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions ou souhaiteriez que j’aborde certaines thématiques ! Créons la discussion !

Conseil de votre photographe: Et n’oubliez pas, ma devise est : On garde une pellicule dans la boîte noire, pas le développement ! Alors, partagez ! 😉

 


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