Je vous raconte 01

Etant un éternel curieux, je gambade inlassablement dans les rues à la découverte de l’autre. Je prends un plaisir singulier à m’assoir sur une terrasse d’un café pour contempler la foule se promener de manière anarchique, sur les bancs du métro pour observer le flux humain entrer et sortir. Je ne peux m’empêcher alors de m’interroger sur la vies des passants, leurs aspirations, leurs fantasmes, leurs convictions. Ce mur de fenêtres représente à merveille cette curiosité. Les fenêtres -ici- m’évoquaient la pudeur, la propriété privé, la discrétion unilatérale. En effet, de la rue rien n’est visible au travers ces vitres, mais derrière les rideaux des paires d’yeux scrutent incessamment le mouvement des passants. De manière plus générale, ces fenêtres closes me font penser à l’individualisme, les œillères que les individus s’imposent vis-à-vis de l’étranger. Chacun a légitimement le besoin de dignité, d’intimité, néanmoins dans la rue les gens marchent souvent sans se regarder, sans échanger avec leur prochain. Cette image m’a sauté au yeux telle une métaphore.

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